La bronchopneumopathie chronique obstructive – BPCO.

Bronchopneumopathie chronique obstructive - BPCO
80 % des cas de bronchopneumopathie chronique obstructive – BPCO sont liés au tabagisme.

Définition de la bronchopneumopathie chronique obstructive – BPCO.

La bronchopneumopathie chronique obstructive – BPCO est un ensemble de maladies pulmonaires qui limitent l’arrivée d’air dans les poumons et qui entraînent des difficultés importantes à respirer. Cette maladie ne se guérit pas mais les traitements actuels permettent aux patients de voir son évolution ralentie.

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé – l’OMS, La bronchopneumopathie chronique obstructive – BPCO est la 3ème cause de mortalité dans le monde. En Belgique elle touche 1,1 millions de  personnes alors qu’en France, selon les statistiques de l’année 2017, plus de 3,5 millions de personnes en étaient affectées.

Les différents types et stades de la bronchopneumopathie chronique obstructive – BPCO.

Il existe 3 grands différents types de bronchopneumopathie chronique obstructive – BPCO :

  • La bronchite chronique simple (stade initial de la BPCO)
  • La bronchite chronique obstructive.
  • L’emphysème pulmonaire Centro-Lobulaire.

Ces 3 grands différents types de bronchopneumopathie chronique obstructive – BPCO sont définit par 4 stades d’avancement :

  • 1. Le Stade 0 : le stade 0 ou stade à risque o de la de bronchopneumopathie chronique obstructive – BPCO se caractérise par des symptômes comme la toux ou le crachat mais la respiration est normale et elle ne nécessite aucun traitement.
  • 2. Le Stade 1 : le stade 1 ou stade peu sévère ou débutant de la bronchopneumopathie chronique obstructive – BPCO se caractérise par des symptômes comme la toux et le crachat qui nécessite la prise de bronchodilatateurs de courte durée d’action.
  • 3. Le Stade 2 : le stade 2 ou stade peu sévère ou modéré de la bronchopneumopathie chronique obstructive – BPCO se caractérise par des symptômes comme la toux, le crachat et  l’essoufflement qui nécessite la prise d’antibiotiques et de corticoïde oraux.
  • 4. Le Stade 3 : le stade 3 ou stade sévère de la bronchopneumopathie chronique obstructive – BPCO se caractérise par des symptômes comme la diminution de la quantité d’oxygène transportée dans le sang, l’hypertension artérielle pulmonaire qui nécessite la prise de bronchodilatateurs au long cours et de courte durée d’action et une réhabilitation par kinésithérapie. Parfois, dans les cas d’insuffisance respiratoire ; on y associe la prise de corticoïdes par inhalateur et une oxygénothérapie prolongée.

Les principaux facteurs de risques de la bronchopneumopathie chronique obstructive – BPCO.

Le principal facteur de la bronchopneumopathie chronique obstructive – BPCO est le tabagisme. Qu’il soit actif ou passif, on attribue au tabagisme plus de 80 % des cas.

Toutefois, les risques de bronchopneumopathie chronique obstructive – BPCO sont augmentés par :

  • La pollution de l’air.
  • Les expositions professionnelles ou domestiques à des poussières et des substances chimiques.
  • Le tabagisme passif in utero (durant la grossesse).
  • Les infections des voies respiratoires inférieures fréquentes au cours de l’enfance.
  • La prédisposition génétique.

La bronchopneumopathie chronique obstructive – BPCO – Une maladie sournoise.

Cette maladie est fréquente et les prémices sournoises peuvent être insidieuses, trompant la lucidité des patients.

Cette maladie souvent mal dépistée, mal comprise, mal prise en charge va conduire à un lourd handicap non seulement respiratoire mais aussi de l’ensemble de l’organisme.

Ces situations très pénibles nécessitent une prise en charge globale, concertée entre différents acteurs de santé. Comme dans beaucoup de handicaps, celui de la BPCO, à un stade avancé, nécessite des conseils pratiques susceptibles de vous aider à mieux vivre.

La BPCO résulte de l’atteinte des organes qui nous permettent de respirer : l’arbre bronchique et les poumons.

Initialement bronchique : elle résulte d’une irritation chronique des bronches déclenchée par les facteurs irritants, principalement le tabac. Cette irritation traînante est à l’origine de la toux persistante et des expectorations ou crachats.

L’essoufflement n’est pas encore là. Cette irritation ou inflammation est réversible. La paroi de nos bronches réagit à cette irritation et en cherchant à se protéger, elle s’épaissit. Cela a pour conséquence de réduire le calibre de la tuyauterie bronchique et peu à peu de gêner le passage de l’air.

Cette obstruction progressive déclenche l’essoufflement et parfois des sifflements bronchiques. Ce phénomène va s’installer progressivement  ; sa rapidité de mise en place varie beaucoup d’un individu à l’autre.

Cela explique souvent l’apparition souvent tardive de la maladie après 50 ans. Le phénomène est beaucoup plus rapide chez la femme et il n’est pas rare d’observer actuellement des BPCO chez des femmes de moins de 40 ans. Ce phénomène devient de moins en moins réversible au cours du temps.

BPCO – Une évolution variable selon les cas.

De façon variable d’une personne à l’autre et de façon plus ou moins rapide, l’atteinte bronchique va s’étendre aux alvéoles pulmonaires. Ces dernières constituent une grande partie des poumons et sont le lieu d’échange entre l’air que nous respirons et le sang de notre corps qui passe autour de ces petits sacs.

L’irritation ou inflammation des bronches terminales contamine ces alvéoles et déclenche leur destruction progressive qui conduit à l’emphysème qui est irréversible car il n’y a pas ou très peu de régénération du poumon.

A ce stade, la maladie est souvent dominée par l’essoufflement, mais les autres signes de toux et crachats souvent persistent. Au cours de l’évolution de la BPCO, l’emphysème est plus ou moins important. Son aggravation va conduire à l’insuffisance respiratoire.

Nous développerons dans de prochains articles, les différences et les causes approfondies de la bronchopneumopathie chronique obstructive – BPCO.

Pour aller plus loin  :

Stéphanie DEVISSCHER
Rédactrice presse/web